Besoin d'informations, conseils, rendez-vous : +41 21 552 05 21

Comment savoir si je suis sous emprise ?
Vous vous accrochez aux bons moments, vous vous excusez pour ses fautes, vous doutez de vous. Comment repérer l'emprise et sortir du doute permanent.
Pourquoi je m’accroche aux rares bons moments ?
Parce que c’est plus supportable que de regarder la réalité en face. Devant une relation qui fait mal, l’esprit s’accroche aux détails qui brillent — des fleurs après une crise, un cadeau après une humiliation — pour éviter la douleur de voir l’ensemble. On espère toujours que ce n’est que passager, que l’autre va finalement changer, que la magie du début va revenir.
En vous concentrant sur ces quelques « arbres », vous vous empêchez de voir la « forêt » : le schéma global d’une relation destructrice, ponctuée de rares moments doux. Ce réflexe n’a rien d’un aveuglement : il vous protège, il vous permet de tenir… et d’espérer.
Pourquoi je finis par m’accuser moi-même ?
Parce qu’à force d’entendre que tout est de votre faute, vous avez fini par le croire. Une personne manipulatrice n’assume jamais réellement ses erreurs : elle rejette systématiquement la faute sur l’autre. À force de subir ces accusations et de chercher à apaiser, vous avez intériorisé ce discours. Comme on intériorise souvent les propos de nos parents…
Vous en venez alors à vous excuser pour des fautes qui ne sont pas les vôtres — parfois même à vous accuser avant l’autre, dans l’espoir d’éviter la prochaine crise. C’est un réflexe de survie, pas une vérité sur vous.
Comment commencer à repérer l’emprise ?
En prenant du recul pour regarder la relation dans son ensemble, au lieu de justifier chaque comportement inacceptable par une qualité isolée. Rassemblez les éléments contradictoires et regardez le tableau complet — pas seulement les bons jours.
Sortir du doute passe aussi par retrouver un appui en vous : distinguer clairement ce qui relève de votre responsabilité de ce qui relève de la sienne. Et cesser d’argumenter ou de vous justifier face à des reproches injustes — car avec une personne manipulatrice, se justifier ne fait qu’alimenter la machine.
Et maintenant, par où commencer ?
Avec douceur. Nommer l’emprise ne veut pas dire tout décider aujourd’hui : c’est d’abord retrouver un regard clair, et un peu de terre ferme sous les pieds. Si vous le souhaitez, un échange téléphonique gratuit de 30 minutes permet de voir où vous en êtes, sans aucune pression ni jugement.
Si vous êtes intéressée par mon approche, la ou les éventuelles séances se déroulent ensuite au cabinet, à Lausanne, à votre rythme. Vous n’avez pas à prouver que « c’est grave » pour avoir le droit d’aller mieux. Reconnaître honnêtement ce que vous vivez, c’est déjà commencer à vous appartenir de nouveau.
Pour aller plus loin
Quelques ressources pour prolonger la lecture.
- Marie-France Hirigoyen, Le harcèlement moral (Pocket, 2003) — sur les mécanismes de l’emprise dans le couple.
- Anne-Laure Buffet, Victimes de violences psychologiques — sur la sortie du doute et de l’auto-accusation.
- Richard Schwartz, Système familial intérieur (IFS) (Elsevier-Masson, 2009) — pour reconstruire un appui intérieur.