Ma pratique thérapeutique à Lausanne : hypnose ericksonienne, parties de soi et thérapies brèves

En bref — Une thérapie ne se résume pas à une technique appliquée sur un symptôme. Ce n’est pas un protocole qu’on subit, c’est une rencontre où quelque chose se dépose, à votre rythme. Mon travail consiste à offrir un cadre suffisamment sûr pour que votre système nerveux retrouve, par lui-même, le chemin de l’apaisement. Rien ne se fait sans vous, tout se fait avec vous. Comment je travaille concrètement, et pourquoi de cette manière plutôt qu’une autre, telle est l’ambition de cette page.

On me demande souvent ce qui distingue ma pratique. La réponse tient en une idée, et elle peut surprendre : je ne cherche pas à vous réparer. Votre corps, votre système nerveux, savent déjà très bien retrouver leur équilibre… à condition qu’on les laisse faire. Mon rôle n’est pas de pousser un résultat, mais de dégager ce qui vous immobilise, en vous offrant un espace sécurisé, vide de tout ce qui n’est pas Vous.

Cette page rassemble ce que vous voudriez probablement savoir avant de me contacter : comment se passe une séance, en quoi mon approche diffère, ce que sont l’hypnose ericksonienne et le travail avec les parties de soi, et ce que vous pouvez raisonnablement en attendre. Sans promesse, mais sans détour.

Comment se déroule une séance avec vous ?

Une séance commence par une conversation, simplement. Nous explorons ensemble ce qui vous amène, et le travail s’installe progressivement — parfois sous forme d’hypnose conversationnelle, parfois d’un échange autour de vos parties internes, parfois d’un protocole de PNL si c’est plus adapté. Il n’y a ni protocole d’induction figé, ni script récité. Tout part de ce que vous apportez.

Ce qui se passe vraiment, au-delà de l’image qu’on s’en fait

L’idée générale que les gens se font de l’hypnose — une personne qui perd conscience et suit aveuglément des instructions cocasses — n’a rien à voir avec ce qui se passe au cabinet. Certaines personnes partent spontanément en transe au fil de la discussion, sans que j’aie besoin de provoquer quoi que ce soit. Le travail réel ne s’effectue pas au niveau de la tête, du raisonnement, mais à un autre étage : celui du corps, des sensations et des émotions. C’est là, dans cette part de vous plus ancienne que les mots et directement reliée à qui vous êtes vraiment, que les choses se déposent.

Je propose et je sécurise. Je ne commande pas. Et c’est paradoxalement bien plus efficace ainsi.

En quoi votre approche est-elle différente des autres thérapies ?

La différence n’est pas dans la technique, mais dans la posture. Là où beaucoup de thérapies cherchent à produire un résultat, je cherche à créer les conditions pour que ce résultat émerge de lui-même. Je ne suis pas là pour régler vos problèmes : vous savez parfaitement le faire, vous êtes l’expert de votre propre vie.

Lâcher prise sur le résultat — la chose la plus difficile pour un thérapeute

Je ne le soulignerai jamais assez : il est souvent difficile, pour un thérapeute, de lâcher prise sur la production d’un résultat. Quand on veut réussir, on met de soi, on pousse, on tire, on applique, on lutte… Tout cela ne rassure que le thérapeute et lui donne bonne conscience ! C’est pourtant l’exact contraire du travail thérapeutique. Quand on veut absolument réussir quelque chose, on se crispe — et votre système nerveux, lui, a besoin de sécurité, pas de pression, pour retrouver son équilibre.

Mon travail, au fond, consiste à dégager la personne en souffrance de ce qui l’immobilise, en lui offrant un espace sécurisé, vide de tout ce qui n’est pas Elle. Si vous vous demandez ce qui sépare cette approche d’une thérapie cognitive plus classique, j’en parle plus en détail dans cet article comparant l’hypnose ericksonienne et la TCC.

Qu’est-ce que l’hypnose ericksonienne, et pourquoi vous l’utilisez ?

L’hypnose ericksonienne, du nom du psychiatre américain Milton Erickson, est une forme d’hypnose qui n’impose rien et utilise au contraire votre monde intérieur — vos mots, vos émotions, vos métaphores — comme matière de travail. Elle part de vous, de ce que vous exposez de vous, plutôt que d’appliquer un schéma rigide. C’est précisément ce qui me la fait choisir.

Le principe d’utilisation : partir de ce que vous apportez

Erickson disait, en substance, qu’il fallait rencontrer la personne là où elle se trouve. Ce qu’on appelle le principe d’utilisation : ce que vous amenez — y compris ce que d’autres approches nommeraient « résistance » — n’est pas un obstacle, c’est le matériau même du travail. Il y a d’ailleurs presque autant d’hypnoses ericksoniennes que de praticiens qui s’en réclament. La mienne s’appuie sur la conversation, l’écoute de ce qui se joue en vous, et très rarement sur des techniques d’induction formelles.

Si la distinction entre les différents métiers vous échappe encore, j’explique ailleurs ce qui sépare un hypnotiseur d’un hypnothérapeute.

Le travail avec les parties de soi (IFS), c’est quoi ?

Le travail avec les parties de soi, issu de l’approche IFS développée par Richard Schwartz, part d’une idée simple : nous ne sommes pas un bloc unique, mais un système de parties internes. La part qui s’emballe d’anxiété, celle qui se souvient d’une blessure ancienne, celle qui veut tout contrôler… Chacune a une intention, souvent protectrice, même quand son effet nous épuise.

Dialoguer plutôt que combattre ce qui se passe en vous

Plutôt que de chercher à faire taire une émotion ou un comportement, nous apprenons à l’écouter. Cette part qui vous fait ressasser, qui vous met en hypervigilance, qui vous pousse à plaire à tout prix — elle n’est pas votre ennemie. Elle a appris, souvent très tôt, à vous protéger d’une manière qui ne vous convient plus aujourd’hui. Le travail consiste à accueillir ces parties, à comprendre ce qu’elles tentent de faire, et à les rassurer pour qu’elles puissent se détendre. C’est un travail doux, profondément respectueux de votre fonctionnement.

Associé à l’hypnose ericksonienne et aux apports des neurosciences du trauma, ce dialogue avec les parties internes permet d’approcher la cause profonde, et pas seulement le symptôme de surface.

Pourquoi la relation thérapeutique compte-t-elle autant ?

Parce qu’elle est, à mon sens, l’ingrédient actif principal. Aucune technique ne fonctionne dans le vide : c’est la qualité de la relation — la sécurité, la justesse, la présence — qui permet à votre système nerveux de se déposer. Sans cette confiance, aucune méthode ne tient.

Une relation particulière, parfois plus authentique que bien d’autres

La relation qui se tisse dans ce travail est particulière. Thérapeutique, oui, mais souvent plus simple et plus honnête que ce qu’on vit ailleurs : un endroit où vous n’avez rien à prouver, rien à porter pour quelqu’un d’autre. C’est dans cet espace, où vous pouvez enfin déposer ce que vous portez sans être jugé, que les choses bougent. C’est pour cela que je recommande presque toujours un premier échange téléphonique gratuit, avant toute séance : il faut que quelque chose, entre nous, sonne juste. Rien ne se fait sans vous, tout se fait avec vous.

Pour quels problèmes peut-on vous consulter ?

On me consulte pour une grande variété de situations, mais elles se rejoignent souvent en profondeur : derrière un symptôme visible se cache fréquemment une blessure plus ancienne, parfois une mémoire de choc émotionnel. Le symptôme est une porte d’entrée ; le travail, lui, va chercher la cause.

Des portes d’entrée différentes, une même direction

Les motifs les plus fréquents tournent autour de quelques grands thèmes. L’anxiété, quand le corps reste en alerte sans raison apparente. Les suites d’un traumatisme, lorsqu’un événement passé continue de gérer le présent. La dépendance affective, ce besoin de l’autre qui finit par faire mal. Le manque de confiance en soi, cette petite voix qui vous freine. L’hypersensibilité, quand tout est ressenti trop fort. Et les troubles psychosomatiques, lorsque le corps exprime ce que les mots ne disent pas encore.

Quelle que soit la porte par laquelle vous entrez, la direction reste la même : retrouver votre autonomie le plus rapidement possible, et en sécurité. Vous pouvez aussi en apprendre davantage sur ma manière de travailler sur la page à propos de mon hypnothérapie.

Combien de temps faut-il ? Est-ce que ça marche ?

Je n’avance aucun chiffre, et c’est volontaire. Aucune thérapie ne garantit un résultat, et se méfier des promesses fermes est plutôt sain. J’invite les personnes intéressées à vivre une seule séance, puis à juger par elles-mêmes. C’est probablement là que mon approche diffère le plus des autres : elle vise votre autonomie, pas votre fidélisation.

Pourquoi je refuse de vendre un nombre de séances

Annoncer « trois à cinq séances » reviendrait à prétendre savoir, à votre place, le rythme de votre propre cheminement. Or je ne le sais pas, et personne ne le sait. Ce que je sais, c’est que votre système nerveux, dans un cadre suffisamment sûr, sait retrouver son équilibre — comme une plaie sait se refermer si on ne gratte pas dessus en permanence. Mon rôle est de permettre et de sécuriser ce mouvement, pas de le forcer. Si quelque chose se met en route en une séance, tant mieux. Si vous souhaitez approfondir, nous continuons. Vous restez l’expert de votre vie, du début à la fin.

Questions fréquentes

Est-ce que je vais perdre le contrôle ?

Non. C’est sans doute la crainte la plus répandue, et elle vient de l’hypnose de spectacle. Dans mon travail, vous restez pleinement conscient et acteur de ce qui se passe. Je propose, je sécurise, je ne commande jamais. Rien ne se fait sans vous, tout se fait avec vous.

Et si je ne suis pas réceptif·ve ?

La « réceptivité » n’a rien d’un talent réservé à quelques-uns : c’est une capacité naturelle, que chacun déploie à sa manière et à son rythme. Comme mon travail part de ce que vous apportez plutôt que d’un protocole rigide, il n’y a pas de « bon » ou de « mauvais » sujet. Nous nous adaptons à votre fonctionnement.

Faut-il y croire pour que ça marche ?

Non, il n’y a rien à croire. Il ne s’agit pas de magie ni de conviction, mais d’un état naturel — celui où le corps et les émotions reprennent la main sur le mental. Votre scepticisme est même le bienvenu : ce qui compte, c’est que quelque chose, en vous, accepte d’expérimenter.

Est-ce que l’hypnose est dangereuse ?

Dans un cadre sécurisé et avec un praticien attentif, l’hypnose telle que je la pratique est douce et respectueuse de votre rythme. Elle peut, le cas échéant, s’articuler avec un suivi médical ou psychiatrique existant. En cas de doute sur votre situation, un premier échange téléphonique permet justement d’en parler avant tout engagement.

Si cette manière de travailler vous parle, n’hésitez pas à emprunter ce chemin — c’est, de toute façon, une aventure personnelle fascinante ! Vous pouvez me contacter pour un premier échange téléphonique, gratuit et sans engagement, d’environ trente minutes. Les séances, elles, se déroulent ensuite au cabinet à Lausanne.

Entretien téléphonique gratuit et sans engagement ☎ Réservation sur OneDoc