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Hypnose ericksonienne à Lausanne — Marc Binggeli
En bref
L’hypnose ericksonienne est une approche thérapeutique douce et indirecte. Vous restez conscient, vous parlez, vous gardez le contrôle. À mon cabinet à Lausanne, je la combine avec l’IFS et la PNL pour accompagner l’anxiété, les traumatismes et la dépendance affective. Premier contact : un entretien téléphonique gratuit de 30 minutes, sans engagement.
Qu’est-ce que l’hypnose ericksonienne ?
L’hypnose ericksonienne porte le nom de Milton H. Erickson (1901-1980), psychiatre américain considéré comme le père de l’hypnose thérapeutique moderne.
Sa rupture par rapport à l’hypnose classique est radicale. L’hypnose du XIXe siècle — celle de Charcot, celle des spectacles — fonctionne par suggestion directe et autoritaire. « Vous allez dormir. Vous allez oublier. » Le thérapeute ordonne. Le client obéit.
L’hypnose ericksonienne fait l’inverse. Elle utilise des suggestions indirectes — métaphores, histoires, silences, formulations ouvertes — pour permettre à l’inconscient de trouver ses propres réponses. Erickson partait d’un principe simple : chaque personne possède en elle les ressources nécessaires pour résoudre ses problèmes. Le rôle du thérapeute n’est pas d’imposer une solution. C’est de créer les conditions pour que ces ressources se mobilisent.
Concrètement, en séance, vous entendez ma voix. Vous pouvez parler, bouger, ouvrir les yeux à tout moment. Ce qui change, c’est la qualité d’attention : votre cortex préfrontal — la partie analytique — se met en retrait. Votre cerveau limbique — le siège des émotions et de la mémoire profonde — devient accessible. C’est précisément à ce niveau-là que se trouvent les apprentissages anciens à mettre à jour.
D’où vient cette approche ? L’héritage français de l’hypnose ericksonienne
Quand on cherche un accompagnement, on a le droit de se demander d’où vient la méthode et sur quoi elle repose. C’est une question de bon sens, pas de méfiance, et beaucoup de clientes la posent dès le premier contact.
Née avec Milton Erickson aux États-Unis, cette approche a trouvé en France une profondeur particulière grâce à François Roustang (1923-2016), à la fois philosophe et hypnothérapeute. Il a cessé de décrire l’hypnose comme un sommeil pour parler de « veille paradoxale » : un état où la perception s’élargit au lieu de s’éteindre. Sa conviction tenait en peu de mots : on ne se libère pas d’un problème en l’analysant indéfiniment, mais en changeant de configuration, en se remettant en mouvement dans le présent. Ses livres, comme Qu’est-ce que l’hypnose ? ou La fin de la plainte, restent des références.
Le médecin Jean-Marc Benhaïm, figure de l’hypnose médicale francophone, a quant à lui contribué à ancrer cette hypnose dans une pratique clinique sérieuse et reconnue, en lien avec le monde médical.
C’est dans cette lignée que s’inscrit le travail proposé à mon cabinet à Lausanne : une hypnose ericksonienne respectueuse, orientée vers vos ressources et inscrite dans les thérapies brèves. Rien de magique, simplement un cadre de travail éprouvé qui invite à accueillir ce qui se présente plutôt qu’à le forcer.
Ce que l’hypnose ericksonienne n’est pas
C’est la question que pratiquement toutes les personnes me posent au entretien. Et c’est légitime. La culture populaire confond l’hypnose thérapeutique et l’hypnose de spectacle.
L’hypnose de spectacle sélectionne des personnes très suggestibles dans le public, les place dans une situation de pression sociale, et leur demande des comportements spectaculaires. C’est du divertissement. Pas de la thérapie. Trois leviers : la suggestibilité élevée du sujet, le consentement implicite à participer au show, et l’effet de groupe.
L’hypnose ericksonienne ne demande aucune suggestibilité particulière. La transe ericksonienne est un état naturel — vous l’expérimentez plusieurs fois par jour sans le savoir. Quand vous conduisez sur l’autoroute en pilote automatique. Quand vous êtes absorbé dans un livre au point de ne plus entendre qu’on vous parle. L’objectif n’est pas le spectacle, c’est le changement intérieur.
Ce n’est pas non plus de l’hypnose directive. Pas de scripts rigides. Pas de protocoles répétés mot pour mot d’une personne à l’autre. Chaque séance est construite sur mesure, à partir de ce qui émerge dans l’échange.
Autre différence essentielle : l’hypnose ericksonienne fonctionne dans les deux sens. Pour qu’une transe soit utile, il faut une hypnotisabilité mutuelle — la personne accepte d’entrer dans le travail, et le thérapeute accepte de se laisser guider par ce qui émerge. Si l’un des deux n’est pas vraiment là, rien ne se passe. C’est l’inverse exact du modèle de spectacle.
Comment se déroule une séance d’hypnose ericksonienne à Lausanne ?
Une séance dure entre 90 et 120 minutes. Elle se découpe en trois temps.
Le premier tiers est un échange verbal. Vous me dites où vous en êtes, ce qui s’est passé depuis la dernière fois, ce qui vous amène aujourd’hui. C’est aussi à ce moment-là que nous identifions ensemble la partie qui s’exprime — celle qui s’inquiète, qui se fige, qui surveille, qui ressasse. Cette identification est centrale dans mon approche, qui intègre l’IFS (Internal Family Systems) à l’hypnose ericksonienne.
Le deuxième tiers est le travail hypnotique proprement dit. Je vous propose de vous installer confortablement, je guide votre attention vers l’intérieur. Pas d’incantation, pas de pendule. Juste une voix calme et des suggestions ouvertes qui permettent à votre cerveau limbique de prendre le relais. C’est là que le travail se fait — souvent en silence, souvent avec des images, des sensations, des bribes de souvenirs. Vous êtes active, pas passive : vous choisissez ce que vous explorez, à quelle profondeur, et à quel rythme.
Le dernier tiers est un debriefing. Vous reprenez contact avec la pièce, on parle de ce qui s’est passé. Pas pour analyser — l’analyse vient naturellement dans les jours qui suivent — mais pour ancrer l’expérience.
J’utilise aussi régulièrement des outils de PNL (programmation neurolinguistique) en séance. PNL et hypnose ericksonienne partagent une racine commune : Erickson a directement inspiré Bandler et Grinder, les fondateurs de la PNL.
Pour quels problèmes consulter ?
L’hypnose ericksonienne convient particulièrement aux personnes qui ont déjà essayé d’autres approches sans résultat durable. Celles qui comprennent intellectuellement leur problème, mais n’arrivent pas à changer. Celles qui cherchent un travail en profondeur — pas une simple gestion des symptômes.
À mon cabinet à Lausanne, j’accompagne principalement trois types de blessures :
Anxiété. L’anxiété chronique n’est pas un défaut. C’est une partie de vous, forgée souvent dans l’enfance, qui a appris à veiller à votre sécurité. Elle ne dysfonctionne pas. Elle fait son travail selon des règles apprises il y a longtemps, dans un contexte qui n’existe plus. L’hypnose ericksonienne combinée à l’IFS permet de communiquer avec cette partie protectrice, de comprendre ce qu’elle protège, et de l’aider à mettre à jour son fonctionnement.
Traumatismes. Un traumatisme — choc émotionnel, accident, agression, violence éducative — laisse une trace dans le système limbique : un apprentissage de survie qui continue de tourner même quand le danger est passé. Le travail hypnotique permet de revisiter en sécurité la mémoire traumatique, non pas pour la revivre, mais pour permettre à votre système nerveux de l’intégrer enfin comme appartenant au passé.
Dépendance affective. Ce que nous appelons « dépendance affective » est presque toujours une stratégie de survie élaborée dans une relation précoce d’attachement insécure. Une partie de vous a appris que l’amour de l’autre était la condition de votre sécurité. L’hypnose ericksonienne permet de mettre à jour cet apprentissage et de redécouvrir votre valeur intrinsèque.
Autres motifs fréquents : rumination, figement, hyper-contrôle, blessures relationnelles, transitions de vie difficiles.
L’approche de Marc Binggeli
Je suis hypnothérapeute à Lausanne, formé en hypnose ericksonienne classique et en hypnose ericksonienne stratégique, puis en hypnose conversationnelle (Master MACH — Méthode Avancée et Complète d’Hypnose, méthode Jansen ACH/MACH), en PNL (Maître-praticien agréé NLPNL) et en IFS (Internal Family Systems). Plus de 500 personnes accompagnées. Plus de 1600 heures de formation.
Mon positionnement est clair : je ne suis pas psychologue ni psychiatre. Je suis hypnothérapeute. Mon métier, c’est l’accompagnement par l’hypnose ericksonienne et les thérapies brèves.
Ma conviction : les symptômes sont des portes d’entrée. L’anxiété, la rumination, le figement — ce ne sont pas les vrais problèmes. Ce sont les signaux que quelque chose de plus profond demande à être entendu. Mon travail consiste à vous permettre de descendre à ce niveau-là, en sécurité, et à permettre la mise à jour des apprentissages anciens qui maintiennent la souffrance.
Ma posture clinique vise à vous permettre de retrouver et réintégrer ce qui fait de vous un être unique et précieux. Pas combattre. Pas forcer. Accompagner les parties protectrices en leur reconnaissant leur intelligence — parce qu’elles ont une bonne raison d’être là.
Je reçois exclusivement au cabinet, Avenue Villamont 19, 1005 Lausanne.
Questions fréquentes sur l’hypnose ericksonienne
Est-ce que je vais perdre le contrôle pendant la séance ?
Non. L’hypnose ericksonienne n’est pas une perte de contrôle. Vous restez conscient, vous entendez tout, vous pouvez parler et ouvrir les yeux à tout moment. L’état hypnotique est un état naturel de concentration intérieure, pas un sommeil.
Combien de séances sont nécessaires ?
Chaque situation est unique. Dans ma pratique, une seule séance suffit souvent pour le déclic — ce moment où ce qui est coincé à l’intérieur se débloque enfin. Le travail de réorganisation se fait ensuite par vous-même, à votre rythme. Certaines situations demandent un accompagnement plus long. Nous évaluons ensemble, séance par séance, sans forfait ni engagement.
Quelle différence entre hypnose ericksonienne et hypnose classique ?
L’hypnose classique utilise des suggestions directes et autoritaires. L’hypnose ericksonienne utilise des suggestions indirectes — métaphores, silences, formulations ouvertes — et s’adapte à chaque personne. Vous n’êtes pas un sujet passif : vous êtes l’actrice de votre propre changement.
L’hypnose ericksonienne est-elle validée scientifiquement ?
Oui. Plusieurs méta-analyses ont étudié son efficacité comme thérapie d’appoint. La méta-analyse de Kirsch, Montgomery & Sapirstein (1995) a montré que l’ajout de l’hypnose à la thérapie cognitivo-comportementale améliore significativement les résultats — environ 70 % des personnes en TCC + hypnose progressaient davantage que celles en TCC seule. La mise à jour de Ramondo et al. (2021) a confirmé un bénéfice statistiquement significatif de la TCC enrichie par l’hypnose, avec un effet particulièrement notable sur la dépression et la douleur. Les travaux d’imagerie cérébrale du Pr David Spiegel (Stanford, 2016) ont par ailleurs montré que l’état hypnotique modifie l’activité du cortex préfrontal et désengage le réseau du mode par défaut, impliqué dans la rumination mentale. Pour aller plus loin, consultez la FAQ hypnose.
Puis-je oublier quelqu’un avec l’hypnose ericksonienne ?
Non. Ce qui est enregistré dans votre cerveau va y rester. Mais un souvenir n’est pas une photo figée : vous le reconstruisez un peu chaque fois que vous y repensez, en fonction de votre état d’esprit du moment. En revisitant un souvenir pénible de façon dissociée, avec l’aide de l’hypnose, on peut changer le sens que vous lui donnez et l’intensité émotionnelle qui l’accompagne. Vous ne l’effacez pas — vous cessez d’en souffrir, ce qui vous rend plus libre d’avancer.
Comment l’hypnose ericksonienne agit-elle sur nos émotions ?
Une grande partie de vos réactions et de vos émotions se joue en dehors de votre pensée volontaire, dans des apprentissages construits très tôt — souvent bien avant que vous ayez eu les mots pour les nommer. Votre mental critique filtre en permanence les informations nouvelles : savoir quelque chose ne suffit donc pas toujours à le changer. La transe légère de l’hypnose ericksonienne assouplit ce filtre. Ce n’est pas un sommeil ni une perte de contrôle : c’est un état où votre mental relâche un peu sa garde, ce qui permet d’ajuster les anciens apprentissages et d’en ajouter de nouveaux.
L’hypnose ericksonienne peut-elle aider face à l’anxiété et aux difficultés de moral ?
Oui. Plusieurs recherches convergent sur l’utilité de l’hypnothérapie face à l’anxiété. Une méta-analyse menée par Keara Valentine et son équipe (2019) a analysé 17 essais cliniques : en fin de traitement, la personne moyenne suivie en hypnothérapie voyait son anxiété diminuer davantage que 79 % des personnes du groupe témoin, un bénéfice qui se maintenait dans le temps. L’anxiété et les coups de mou avancent souvent ensemble : l’hypnose aide à passer du système d’alerte au système du repos, cet état léger de conscience où les tensions accumulées se relâchent.
Marc Binggeli, hypnothérapeute à Lausanne — formations ACH / MACH / hypnose ericksonienne, Maître-praticien PNL (NLPNL), IFS. Cabinet Avenue Villamont 19, 1005 Lausanne.
Pour aller plus loin : Pour les personnes en difficulté avec leur corps après un choc émotionnel, l’hypnose ericksonienne accompagne la reconnexion au corps après un trauma, par des micro-pas concrets.
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Questions fréquentes sur l'hypnose ericksonienne
Puis-je oublier quelqu'un grâce à l'hypnose ericksonienne ?
Non, l'hypnose ericksonienne ne fait pas disparaître les souvenirs. Mais elle permet de changer ce que le souvenir produit en vous au présent. Au cabinet à Lausanne, je vous accompagne pour transformer en sécurité les expériences douloureuses : la mémoire reste, mais son emprise émotionnelle se desserre. Vous ne portez plus le poids du passé.
L'hypnose ericksonienne est-elle vraiment efficace ?
Oui — efficace. Les études cliniques (anxiété, douleurs chroniques, troubles fonctionnels, troubles du sommeil) confirment des résultats robustes quand l'engagement est profond. Le déclic dépend de votre motivation au changement et de la qualité de la rencontre avec votre thérapeute. C'est pourquoi je prévois toujours un entretien téléphonique gratuit de 30 minutes avant toute séance, et que je me limite à 6 accompagnements par semaine.
Comment l'hypnose ericksonienne agit-elle sur le cerveau ?
Elle déplace l'attention du cortex préfrontal (analyse, contrôle) vers le système limbique (émotions, mémoire profonde, apprentissages anciens). C'est précisément à ce niveau que se trouvent les automatismes à mettre à jour. Les suggestions indirectes — métaphores, formulations ouvertes — permettent à votre inconscient de mobiliser ses propres ressources, sans forcer.
Que fait un hypnothérapeute ?
Il ne vous "manipule" pas et ne vous "soigne" pas à votre place. Je me considère comme un facilitateur : je crée les conditions pour que vos propres ressources émergent. La séance est un dialogue actif — vous restez conscient, vous pouvez parler si vous le souhaitez, vous gardez le contrôle. La transformation vient de vous, pas de moi.
L'hypnose ericksonienne peut-elle aider face à l'anxiété et à la dépression ?
Oui, l'hypnose ericksonienne combinée à l'IFS (Internal Family Systems) accompagne efficacement les états anxieux et dépressifs. Le travail consiste à apaiser le système nerveux sympathique en suractivité (réaction de fuite/figement) et à accueillir les parties de vous qui souffrent, plutôt qu'à les combattre. L'anxiété et la dépression deviennent des messagers à écouter, pas des ennemis à supprimer.
Sources & Références
- Various authors (2026). The Clinical Efficacy of Ericksonian Hypnotherapy: A Systematic Review and Meta-Analysis of Randomized Controlled Trials. Psychiatry International (MDPI), 7(1), 16. Lien
- Rainville, P., Hofbauer, R. K., Bushnell, M. C., Duncan, G. H., & Price, D. D. (2002). Hypnosis Modulates Activity in Brain Structures Involved in the Regulation of Consciousness. Journal of Cognitive Neuroscience, 14(6), 887–901. DOI : 10.1162/089892902760191117
- Lynn, S. J., Kirsch, I., Barabasz, A., Cardeña, E., & Patterson, D. (2000). Hypnosis as an Empirically Supported Clinical Intervention: The State of the Evidence and a Look to the Future. International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis, 48(2), 239–259. Lien
- Stewart, J. H. (2005). Hypnosis in Contemporary Medicine. Mayo Clinic Proceedings, 80(4), 511–524. DOI : 10.4065/80.4.511
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