Besoin d'informations, conseils, rendez-vous : +41 21 552 05 21

Le corps garde-t-il vraiment la trace ? Ce que dit la neuroscience du trauma
Depuis la parution de l'ouvrage de Bessel van der Kolk, l'idée que « le corps garde la trace » s'est imposée comme une évidence dans le champ du trauma. Mais une publication récente dans *Frontiers in...
– Le trauma n’est pas une « chose » logée dans un muscle ou un organe. C’est un schéma de prédiction figé, soutenu par un conditionnement autonomique.
– La prise de conscience cognitive seule ne suffit pas à mettre à jour ces cartes. Il faut une expérience incarnée vécue dans un état d’accueil.
– Les approches somatiques (Levine, Porges) et les approches qui mobilisent les parties de soi (IFS) restent pertinentes, mais leur explication change.
– Le travail thérapeutique avec l’hypnose ericksonienne et l’IFS, au cabinet à Lausanne, propose un cadre où votre système nerveux peut se recalibrer, en sécurité, sans forcer.
Si quelque chose en vous reconnaît cette description, un entretien téléphonique de 30 minutes, gratuit, permet de poser vos questions avant d’engager quoi que ce soit.
Lire un texte sur le trauma peut réactiver des sensations intenses. Si c’est le cas pendant votre lecture, autorisez-vous à faire une pause, à poser vos pieds au sol, à respirer. Si la détresse devient trop forte, n’hésitez pas à contacter, en situation d’urgence en Suisse, la ligne La Main Tendue (143, 24h/24).
Que veut dire vraiment « le corps garde la trace » ?
L’expression désigne un fait clinique observable : après un événement traumatique, le corps continue de réagir comme si la menace était présente. Tension de la mâchoire, souffle court, sursauts disproportionnés. Mais cette formule, popularisée par Bessel van der Kolk dans Le corps n’oublie rien (Albin Michel, 2018), est aujourd’hui précisée par la neuroscience prédictive. Le corps ne « stocke » pas, il rejoue.
Une métaphore puissante, devenue parfois littérale
Quand van der Kolk écrit que le corps n’oublie rien, il décrit une réalité que les personnes qui consultent connaissent bien. Une odeur, une intonation, un certain silence, et tout revient. Pas en mots. En sensations. En contractions dans la poitrine ou le ventre. En envie de fuir une pièce sans savoir pourquoi.
Le succès du livre a fait passer la métaphore dans le langage courant. Mais à force d’être répétée, elle a parfois été prise au pied de la lettre, comme si une mémoire traumatique était logée quelque part dans le tissu corporel, à la manière d’une écharde qu’il faudrait extraire. Cette image est utile pour rendre compte de l’expérience subjective. Elle l’est beaucoup moins pour décrire ce qui se joue vraiment dans le système nerveux.
Ce que le travail clinique montre
Au cabinet, je rencontre régulièrement des personnes qui ont compris intellectuellement leur histoire, qui ont nommé les blessures, qui ont fait un travail thérapeutique parfois long, et qui constatent malgré tout que leur corps continue de réagir. Ce n’est pas un échec. C’est le signe que le travail s’est fait à un étage — celui du sens — sans atteindre l’étage du conditionnement autonomique. Et cet étage-là demande un autre type d’expérience.
La neuroscience prédictive remet-elle en cause Bessel van der Kolk ?
Pas exactement. Elle propose une grille de lecture plus précise. Dans leur article The body does not keep the score: trauma, predictive coding, and the restoration of metastability (Kotler, Mannino, Fox & Friston, Frontiers in Systems Neuroscience, 2026), les auteurs avancent que le trauma serait mieux compris comme un trouble de la prédiction que comme un stockage corporel. La métaphore change. La clinique, en partie, reste.
Le cerveau comme machine à prédire
Karl Friston, l’un des neuroscientifiques les plus cités au monde, défend depuis des années une idée simple et radicale : votre cerveau n’enregistre pas passivement le réel. Il le prédit. À chaque instant, il génère un modèle de ce qui devrait arriver, et n’utilise les signaux sensoriels que pour corriger ce modèle quand il s’écarte trop. C’est ce qu’on appelle le predictive processing.
Après un trauma, ce système se dérègle. Le cerveau devient excessivement confiant dans la prédiction que le danger est encore là. Hypervigilance, flashbacks, attaques de panique : tout cela émerge, selon ce modèle, parce que le système nerveux est pris dans une boucle qui se confirme elle-même. Il prédit du danger, interprète l’activation du corps comme la preuve de ce danger, et utilise cette activation pour renforcer la prédiction initiale.
Pourquoi la précision compte
Cette reformulation ne disqualifie pas van der Kolk. Elle déplace le lieu du « stockage ». Ce qui persiste, ce ne sont pas des résidus traumatiques nichés dans la chair. Ce sont des cartes prédictives devenues trop rigides, soutenues par un corps qui a appris à les confirmer. C’est important, parce que cela change ce qu’il y a à faire pour aller mieux. On ne va pas extraire quelque chose. On va offrir au système nerveux suffisamment d’expériences nouvelles, dans un état suffisamment sûr, pour qu’il accepte de mettre ses cartes à jour.
Comment le corps stocke-t-il un trauma concrètement ?
Le corps ne stocke pas le trauma comme un fichier. Il porte des processus inachevés — des séquences d’action que le système nerveux n’a pas pu mener à terme au moment du choc émotionnel — et un conditionnement autonomique qui maintient ces séquences en attente. Le « stockage » est en réalité une mise en veille.
Le réflexe de figement et son inachèvement
Peter Levine, dans Réveiller le tigre (InterÉditions, préface de Boris Cyrulnik, nouvelle édition 2024), décrit ce que les éthologues observent chez les animaux sauvages. Face à une menace écrasante, l’animal entre en figement (freeze). Quand le danger s’éloigne, il tremble, halète, secoue sa fourrure. La séquence se termine. Le système nerveux retourne à sa ligne de base.
Chez l’humain, cette décharge naturelle est souvent empêchée. Par l’éducation, par la situation, par la culture. La séquence reste suspendue. Et le système nerveux continue, parfois pendant des années, de tenir prête une réponse qui n’a jamais pu se déployer. C’est cela, plus précisément, que le corps « garde ».
Le rôle du système autonome
Stephen Porges, dans sa théorie polyvagale (La théorie polyvagale, EDP Sciences), a montré que cette mise en veille n’est pas neutre. Le système nerveux autonome a appris à favoriser certains états — mobilisation défensive, immobilisation tonique — au détriment de l’engagement social calme. Votre cœur, votre respiration, votre digestion, votre capacité à soutenir un regard : tout cela en porte la signature. Ce n’est pas un défaut moral. C’est un apprentissage du corps qui a fait, à un moment, ce qu’il fallait pour vous protéger.
Pourquoi la prise de conscience cognitive ne suffit-elle pas à aller mieux ?
Parce que les cartes prédictives qui maintiennent le trauma ne sont pas écrites dans le langage. Elles sont écrites dans un format antérieur, plus rapide, plus implicite. Comprendre intellectuellement « ce qui s’est passé » ne met pas à jour ces cartes. Il faut une expérience qui contredise la prédiction du corps, vécue dans un état suffisamment paisible pour que le cerveau accepte de l’enregistrer comme nouvelle information.
Le malentendu de la psychothérapie purement verbale
Une phrase revient souvent en séance : « J’ai pourtant tout compris. Je sais d’où ça vient. Pourquoi mon corps continue ? » Cette expérience est presque universelle après une première phase de thérapie. Comprendre est un acquis précieux. C’est rarement, en soi, ce qui apaise.
Et si je vous proposais l’idée que l’on ne pense pas son chemin hors d’un schéma que le système nerveux a appris en deçà de la pensée ? L’apprentissage est réversible — c’est important de le redire, parce que beaucoup de personnes s’imaginent condamnées — mais la voie d’accès n’est pas celle qu’on a d’abord essayée.
Le poids du langage limbique
Les structures cérébrales qui portent le trauma — amygdale, tronc cérébral, insula — ne parlent pas en phrases. Elles parlent en sensations, en tonus musculaire, en rythme cardiaque, en images. Pour s’adresser à elles, il faut utiliser leur langue. C’est précisément ce que proposent l’hypnose ericksonienne, le travail somatique, le travail avec les parties de soi (IFS). Non comme des techniques magiques. Comme des manières d’entrer en conversation avec un étage du psychisme qui ne répond pas aux ordres de la raison.
Janina Fisher, dans son ouvrage Healing the Fragmented Selves of Trauma Survivors (Routledge, 2017 — édition française à vérifier), propose une distinction utile qui éclaire ce point. Elle décrit, à l’intérieur d’une même personne, deux registres : les parties de soi qui portent encore le trauma — figées dans l’instant où ça s’est passé — et celles qui gèrent la vie quotidienne, qui vont travailler, prennent soin des enfants, font tenir l’ensemble. Quand on parle à la personne entière comme à un bloc, on s’adresse en réalité aux parties gestionnaires. Les parties traumatisées, elles, n’entendent pas. Elles continuent leur veille intérieure. Comprendre cela change la conversation thérapeutique.
Comment la thérapie de Janina Fisher (TIST) répond-elle à cette limite verbale ?
Janina Fisher, élève de Bessel van der Kolk et figure du champ trauma depuis trente ans, a formalisé une approche qu’elle nomme TIST (Trauma-Informed Stabilization Treatment). L’idée centrale est simple, et elle complète bien ce que la neuroscience prédictive nous apprend : avant de chercher à traiter le trauma, on stabilise le système nerveux. Sinon, chaque tentative de retour sur les événements rejoue la submersion. Et le cerveau enregistre une nouvelle preuve que ce contenu est dangereux.
La stabilisation, première étape — avant tout retour sur le passé
Dans le cadre TIST, on ne commence pas par raconter ce qui s’est passé. On commence par apprendre, ensemble, à reconnaître les états internes — ce que Pat Ogden, avec qui Fisher a beaucoup collaboré, appelle la fenêtre de tolérance. C’est la zone où votre système nerveux est assez activé pour ressentir, et assez régulé pour rester présent. En dehors de cette fenêtre — trop haut, en hyperactivation, ou trop bas, en effondrement — aucun apprentissage durable n’est possible. On ne fait que traverser la séance.
Au cabinet, cela ressemble souvent à des exercices très simples au début. Sentir vos pieds au sol. Repérer un objet dans la pièce. Nommer une sensation sans la juger. Tester ce qui vous ramène, vous, dans la fenêtre quand vous en sortez. Beaucoup de personnes me disent, après quelques séances : « C’est étonnamment basique. » Oui. Et c’est précisément cette base qui permet, plus tard, d’aborder ce qui était jusque-là inabordable.
Le glissement de langage qui change tout
Une des contributions les plus pratiques de Fisher tient en une nuance grammaticale. Au lieu de dire « je suis terrifié(e) », on apprend à dire « une partie de moi est terrifiée ». Cela paraît minuscule. C’est immense pour le système nerveux. Dans la première formulation, votre identité entière est captée par l’état. Dans la seconde, vous restez là, à côté, capable d’observer ce qui se joue en vous. C’est ce que les approches IFS appellent l’accès au Soi — cette qualité de présence calme et curieuse qui n’est pas une partie parmi d’autres, mais ce qui peut accompagner toutes les autres.
Fisher décrit la fragmentation des parties de soi non pas comme une pathologie qu’il faudrait réparer, mais comme une stratégie de survie qui a fait son travail, organisée suite à vos expériences et apprentissages. Chaque partie traumatisée s’est constituée pour porter ce qui était insupportable, pour laisser les autres continuer à vivre. Ce regard change le ton intérieur. Au lieu de combattre des morceaux de soi jugés gênants, on commence à les écouter. Et souvent, ce simple changement de posture suffit à abaisser le volume de leur détresse.
Je m’inspire de ce cadre dans le travail au cabinet, sans prétendre faire du TIST stricto sensu. L’hypnose ericksonienne offre un état particulièrement adapté à ce travail avec les parties de soi : l’inconscient peut prendre la parole sans que la conscience vigilante ne vienne tout filtrer ou tout corriger. Le glissement « une partie de moi… » se fait naturellement, presque tout seul, quand on favorise l’apparition d’une transe légère.
Comment mettre à jour les cartes prédictives obsolètes du cerveau ?
En offrant au système nerveux des expériences nouvelles, vécues dans un état d’accueil et de sécurité relative, qui produisent ce que les neuroscientifiques appellent une erreur de prédiction. Quand la réalité vécue contredit assez clairement la prédiction du corps, et que cette contradiction est vécue sans submersion, le cerveau finit par mettre à jour son modèle.
Il y a une condition opérationnelle à cela, déjà évoquée plus haut : que l’expérience se déroule à l’intérieur de la fenêtre de tolérance. Trop bas, vous décrochez et rien ne s’enregistre. Trop haut, vous êtes submergé(e) et le cerveau confirme sa prédiction de danger au lieu de la réviser. Une grande partie du travail thérapeutique consiste à ajuster en permanence le dosage, à ralentir quand ça monte, à inviter quand ça reste éteint. La séance n’est pas une plongée. C’est un va-et-vient.
L’erreur de prédiction comme moteur d’apprentissage
C’est un principe ancien de la psychologie de l’apprentissage, repris par le predictive processing : on n’apprend pas en répétant ce qu’on sait déjà. On apprend quand quelque chose ne colle pas avec ce qu’on attendait. Pour qu’une carte prédictive se mette à jour, il faut que l’expérience vécue soit différente de ce que le système anticipait, et qu’elle soit assez sûre pour que le cerveau ne la rejette pas comme exception.
Dans la séance, cela peut prendre des formes très simples. Sentir, en imagination guidée, que le corps peut faire un geste qu’il n’a jamais pu faire à l’époque. Découvrir qu’une émotion attendue ne déclenche pas la catastrophe attendue. Constater qu’une partie de soi qu’on croyait dangereuse a en réalité une intention protectrice.
Le travail avec l’hypnose ericksonienne
L’hypnose ericksonienne, telle que je la pratique au cabinet à Lausanne, est particulièrement adaptée à ce travail de mise à jour. Elle parle au système limbique dans sa propre langue, en images, en sensations, en suggestions indirectes. Elle laisse votre inconscient choisir le rythme et la voie. Je vous accompagne à explorer, je propose des cadres, je ne décide pas à votre place de ce qui doit se transformer.
Souvent, une seule séance suffit à créer le déclic qui met ce travail en mouvement. Selon la complexité de l’histoire, un accompagnement de une à trois séances permet d’ajuster et de consolider. Cela se discute, à chaque étape, en fonction de ce qui bouge.
Quel rôle joue le fait d’accueillir dans cette mise à jour ?
Un rôle central. Si vous combattez vos sensations, votre système nerveux interprète ce combat comme la confirmation que ces sensations sont dangereuses. La prédiction se renforce. À l’inverse, accueillir — sans approuver le contenu, simplement laisser l’expérience exister — désactive la boucle de confirmation. Le cerveau peut enfin enregistrer que cette sensation, là, maintenant, ne précède pas une catastrophe.
Accueillir n’est pas se résigner
Il y a souvent un malentendu sur le mot. Accueillir ne veut pas dire trouver que c’est bien, ni s’installer dans la douleur, ni renoncer à ce que ça change. Cela veut dire arrêter, le temps d’un instant, la lutte intérieure contre ce qui est déjà là. Carl Jung, déjà, soulignait qu’on ne se libère pas d’un complexe en cherchant à s’en débarrasser, mais en consentant à s’en occuper. L’idée traverse les traditions, du Zen à la psychologie analytique — et c’est aussi, très concrètement, ce que je propose au cabinet.
Pourquoi cela marche, du point de vue prédictif
Quand vous accueillez une sensation difficile dans un cadre sûr — la séance, la présence d’un thérapeute, un état léger de conscience — vous offrez à votre cerveau l’expérience suivante : cette sensation existe, et rien de catastrophique ne se produit. C’est une erreur de prédiction, au sens technique. Et chaque répétition de cette expérience grignote la confiance que le système avait dans sa prédiction de danger. C’est lent. C’est progressif. C’est rarement spectaculaire. Et c’est précisément ce qui le rend solide.
Quels signes indiquent qu’un travail somatique progresse ?
Des changements souvent discrets mais convergents : le sommeil s’apaise, certaines réactions automatiques s’espacent, des sensations corporelles deviennent supportables là où elles étaient submergeantes, l’envie de fuir certaines situations diminue, et une forme de présence à soi devient possible plus longtemps. Le travail somatique ne produit pas de déclic isolé. Il produit du tissu.
Ce qui change, dans la vie ordinaire
Une cliente m’a dit, quelque temps après une séance : « Je ne me suis pas rendu compte que ça changeait, jusqu’au jour où j’ai réalisé que ça faisait trois semaines que je n’avais pas pleuré dans ma voiture en rentrant du travail. » Voilà à peu près la texture des progrès. Pas forcément une immense et intense révélation. Une absence devenue perceptible. Une marge supplémentaire dans un quotidien resserré.
D’autres signes : un appétit qui revient, une respiration qui descend dans le ventre sans qu’on y pense, la capacité à dire non sans s’écrouler ensuite, un sourire qui se forme tout seul devant quelque chose d’agréable. Le corps qui se réautorise à des micro-mouvements de vie.
Ce qui mérite qu’on en reparle en séance
Inversement, si rien ne bouge, ou si quelque chose s’aggrave, c’est une information précieuse. Car le travail thérapeutique n’est pas un protocole que j’applique à votre cas. C’est une conversation qui s’ajuste. Si une voie ne convient pas à votre système nerveux, on en cherche une autre.
À noter, pour la transparence : ces séances ne sont en général pas remboursées par les assurances complémentaires. C’est à intégrer dans la réflexion avant de s’engager.
Ce qu’on n’aborde pas en détail ici
Cet article cadre la question « le corps garde-t-il la trace ? » et l’apport de Fisher sur les parties de soi. Pour creuser certains angles connexes :
– une vue d’ensemble du trauma et des thérapies du choc émotionnel : la page pilier consacrée au trauma ;
– la spécificité du trauma complexe (CPTSD), qui pose des questions un peu différentes : trauma complexe : comprendre et traiter au-delà du PTSD ;
– l’approfondissement du travail avec les parties de soi en contexte relationnel difficile : se reconstruire avec l’hypnose et l’IFS.
Pour aller plus loin
Pour les particuliers
- Peter A. Levine, Réveiller le tigre — Guérir le traumatisme (InterÉditions / Dunod, nouvelle édition 2024, préface de Boris Cyrulnik) — la référence accessible sur la dimension somatique du trauma, écrite pour le grand public.
- Stephen W. Porges & Seth Porges, Notre monde polyvagal (Éditions Quantum Way) — une présentation grand public de la théorie polyvagale, plus abordable que les ouvrages académiques.
- Pat Ogden & Janina Fisher, Psychothérapie sensorimotrice — Interventions pour le traumatisme et l’attachement (De Boeck Supérieur, 2015) — une approche somatique structurée, accessible aux lecteurs curieux d’aller plus loin que l’expérience clinique.
Pour les professionnels
- Janina Fisher, Healing the Fragmented Selves of Trauma Survivors — Overcoming Internal Self-Alienation (Routledge, 2017) — le cadre de référence pour articuler IFS et trauma chez l’adulte ; la distinction parties traumatisées / parties gestionnaires y est développée pas à pas, avec de nombreuses vignettes cliniques.
- Stephen W. Porges, La théorie polyvagale — Fondements neurophysiologiques des émotions, de l’attachement, de la communication et de l’autorégulation (EDP Sciences) — l’ouvrage de référence pour les cliniciens.
- Kotler, Mannino, Fox & Friston, The body does not keep the score: trauma, predictive coding, and the restoration of metastability (Frontiers in Systems Neuroscience, 2026, DOI 10.3389/fnsys.2026.1812957) — l’article qui reformule le débat, en accès libre.
Si cette lecture résonne avec ce que vous traversez, un entretien téléphonique gratuit de 30 minutes permet d’en parler avant de décider quoi que ce soit. Le travail thérapeutique avec l’hypnose ericksonienne, le travail avec les parties de soi (IFS, dans la lignée des travaux de Janina Fisher) et l’approche somatique peuvent y être combinés selon ce qui convient à votre système nerveux, et toujours dans le respect de votre fenêtre de tolérance.