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Surmonter un traumatisme : se libérer du sentiment d’abandon
Vous vous sentez isolée après un choc émotionnel ? Découvrez comment surmonter un traumatisme en sécurité et retrouver votre liberté. Prenez rendez-vous à Lausanne.
« Je me sens vide, comme si le monde entier m’avait laissée tomber. »
Si cette phrase pourrait être la vôtre — si depuis ce choc émotionnel vous avez l’impression que quelque chose s’est brisé, non pas seulement en vous, mais entre vous et le monde — alors ce qui suit vous concerne.
Dans mon cabinet à Lausanne, j’accompagne régulièrement des clientes qui ont vécu un événement traumatisant et qui, des mois voire des années plus tard, ne se reconnaissent plus. Elles ne parlent pas seulement de l’événement. Elles parlent d’un vide. D’une solitude profonde. D’une méfiance qui s’étend à tout le monde.
Et si le vrai cœur de votre souffrance n’était pas l’événement lui-même, mais ce sentiment d’abandon qui l’a suivi ?
Le double choc émotionnel : deux histoires, deux trajectoires
Laissez-moi vous raconter deux histoires qui, de l’extérieur, se ressemblent.
Mme M., 20 ans, subit une agression lors d’une soirée. Elle en parle immédiatement à ses amis qui alertent les parents. Les parents sont présents, soutenants. Une plainte est portée. L’école réagit. Elle est reçue rapidement en consultation. Il y a quelques reviviscences, quelques cauchemars. Une séance d’EMDR suffit à remobiliser ses ressources. Elle poursuit sa vie.
Mme K., 23 ans, subit la même agression. Mais quand elle en parle à ses amis, ils lui reprochent « d’avoir trop bu ». Rentrée chez elle en larmes, sa mère lui dit : « vu la façon dont t’es habillée, ce n’est pas étonnant ». Je la rencontre trois ans plus tard, après sa troisième tentative de suicide.
Deux agressions. Deux trajectoires. Ce qui fait la différence, ce n’est pas la gravité de l’événement — c’est la qualité de la relation qui l’entoure.
Pourquoi le traumatisme nous isole-t-il si profondément ?
L’attaque sur deux dimensions vitales
Les travaux sur l’attachement nous ont appris que l’être humain est avant tout un être relationnel. Sa difficulté majeure n’est pas la douleur — c’est l’abandon. Et son antidote, c’est la relation — mais une relation dans laquelle on peut encore éprouver de la liberté.
Un psychotraumatisme vient attaquer précisément ces deux dimensions : la relation et la liberté dans la relation.
Le vide est plus destructeur que l’acte
Voici une chose que je constate régulièrement chez mes clientes : ce qui chronicise la souffrance, ce n’est pas l’événement traumatisant lui-même, c’est la défaillance répétée de celles et ceux qui auraient dû protéger.
Cette impossibilité à pouvoir se reposer dans une relation, au moment même où la détresse est vitale, empêche la transformation de l’événement en épreuve traversée. À la place, elle installe un vide vertigineux — ce que certains auteurs appellent une angoisse de mort. C’est ce vide qui est, selon mon expérience, le véritable cœur de la chronicisation.
Quand le monde entier devient maltraitant
Au fil du temps, la cliente ne se vit plus comme victime d’un acte dans un contexte donné. Elle se vit comme victime de tous :
- Tous les hommes sont dangereux
- Tout le système judiciaire est défaillant
- Tout le système de soin est froid
- Son propre corps l’abandonne dans des vécus de figement ou de dissociation
Cette généralisation n’est pas un défaut de raisonnement. C’est la meilleure stratégie que l’inconscient a trouvée à l’époque — ou qu’on vous a apprise — pour survivre dans un monde perçu comme totalement hostile.
Accueillir vos mécanismes de survie avec curiosité
Le figement, la dissociation, la méfiance envers tous, la colère qui explose, la tendance à tout contrôler : rien de tout cela n’est une pathologie.
Ce sont des stratégies de survie que votre système a mises en place parce qu’à un moment, c’était la meilleure option disponible. Ou parce qu’on vous a transmis, par l’éducation ou l’exemple, que c’était ainsi qu’on se protégeait.
Le principe est tout un ART : Accueillir, Ressentir, Transformer. Avant de vouloir changer quoi que ce soit, il faut d’abord accueillir — sans peur ni jugement, juste avec curiosité — ce que votre système a construit pour vous maintenir en vie.
Le double lien qui vous épuise
Si vous vivez dans ce mode post-traumatique, vous connaissez peut-être cette impasse relationnelle :
- Quand quelqu’un vous propose trop vite des solutions, vous vous sentez agressée : « Il ne comprend rien, il ne m’écoute pas »
- Quand la même personne vous laisse du temps, vous vous sentez abandonnée : « Il ne fait rien pour moi, comme tous les autres »
À droite, quand on propose, on maltraite. À gauche, quand on ne propose pas, on abandonne.
C’est ce qu’on appelle un double lien. Et c’est épuisant. Ça l’est pour vous, ça l’est pour vos proches, et ça l’est même pour les thérapeutes qui ne comprennent pas ce qui se joue.
La sortie n’est pas dans la réponse — elle est dans la forme de la relation elle-même.
Se reconstruire en sécurité : la relation inconditionnelle
Qu’est-ce qu’une relation sécure ?
Une relation sécure, ce n’est pas une relation où tout va bien. C’est une relation inconditionnelle — c’est-à-dire dont la solidité ne dépend d’aucune de vos actions ou paroles.
Dans mon cabinet, avec la personne que vous êtes — pas celle que vous devriez être — vous pouvez :
- Dire des choses intelligentes ou stupides
- Être en colère ou effondrée
- Parler ou vous taire
- Pleurer ou rester dissociée
La relation, elle, ne bouge pas. Et c’est précisément cette stabilité qui vous permet d’expérimenter, peu à peu, en sécurité, de la liberté dans le lien.
La boucle vertueuse de l’attachement
Souvenez-vous d’un enfant qui apprend à faire du vélo. Il sent les bras qui le tiennent (la relation), puis qui le lâchent (la liberté). Il entend : « c’est OK si tu n’y arrives pas aujourd’hui, on verra plus tard ». Il voit le regard fier qui l’accompagne.
Plus il est attaché, plus il est libre. Plus il est libre, plus le lien se renforce.
C’est cette boucle qui a été brisée par le traumatisme. Et c’est cette boucle que la relation thérapeutique peut réactiver.
Séparer votre identité de votre souffrance
Dans le psychotraumatisme, un basculement dangereux s’opère souvent : la personne devient le problème.
Ce n’est plus « j’ai été victime d’une agression dans ce contexte ». C’est « je suis une victime ». « Je suis faible ». « Je suis abîmée ».
Un des outils les plus précieux en thérapie s’appelle l’externalisation. Il consiste à remettre le problème à sa place — devant nous, et non à l’intérieur de vous. Le traumatisme est quelque chose qui vous est arrivé. Ce n’est pas qui vous êtes.
L’émotion, même la plus violente, n’est pas votre identité — elle délivre un message. Lorsque ce message a pu être entendu et ressenti, elle s’apaise, et vous retrouvez votre alignement et votre sérénité.
Retrouver sa liberté : qui souhaitez-vous devenir ?
Au fil des séances, un mandat prend forme. Ce n’est plus « je veux que tout redevienne comme avant » — cet objectif utopique et épuisant qui condamne à vivre dans le refus du réel.
C’est une question plus libératrice :
« Quelle personne souhaitez-vous être, malgré ce qui vous est arrivé ? »
Cette question ouvre un espace. Elle reconnaît le passé sans le nier, et elle restaure votre puissance d’agir au présent.
Comment l’hypnothérapie peut-elle vous accompagner ?
Dans les situations où l’anxiété ou les reviviscences sont très intenses, des traitements médicamenteux peuvent être utiles — ils devraient cibler les périodes de crise. L’hypnothérapie travaille sur un plan différent : les causes profondes et la restauration du lien à soi.
Concrètement, dans mon cabinet à Lausanne, je propose :
- Un cadre relationnel stable et inconditionnel
- Un travail par questionnement plutôt que par injonction — vous gardez la main
- Une attention fine à votre respiration et à votre corps — seule information fiable sur votre vécu
- Un travail d’externalisation pour séparer le problème de votre identité
- Des protocoles de réassociation en fin de séance — pour ne pas vous laisser dans la dissociation
- L’hypnose ericksonienne et l’ART (Accueillir, Ressentir, Transformer) comme outils de transformation
Je ne vous promets pas de faire disparaître votre passé. Je vous propose un chemin pour descendre en sécurité de la tête vers le corps, pour accueillir ce qui demande à être entendu, et pour retrouver votre place — à vous — dans votre vie.
Questions fréquentes
Pourquoi ai-je l’impression d’être complètement seule et vide depuis l’événement ?
Parce que le traumatisme attaque votre capacité à vous appuyer sur les autres. Quand l’entourage a défailli au moment critique, la confiance dans le lien se brise — et c’est cette rupture, bien plus que l’événement lui-même, qui crée ce sentiment de vide. Cette solitude profonde est souvent le véritable cœur de la souffrance post-traumatique.
Est-il possible de refaire confiance si on m’a profondément trahie ?
Oui. Le travail thérapeutique consiste précisément à réexpérimenter, en sécurité, ce qu’est une relation inconditionnelle. Pas à pas, dans un cadre stable, votre système apprend à nouveau que le lien à l’autre ne signifie pas forcément danger ou abandon. Ce réapprentissage ne s’impose pas — il se construit à votre rythme.
Suis-je définie à vie par mon traumatisme ?
Non. L’un des mouvements essentiels en thérapie est d’externaliser le problème : faire la différence entre « j’ai vécu cela » et « je suis cela ». Votre identité profonde n’est pas réductible à ce qui vous est arrivé. La question thérapeutique devient alors : « Quelle personne souhaitez-vous être, malgré ce qui vous est arrivé ? »
Pour aller plus loin
Si cet article résonne en vous et que vous sentez qu’il est temps d’accueillir en sécurité ce qui demande à être entendu, je vous propose de prendre rendez-vous pour une première séance.
Le principe est tout un ART — Accueillir, Ressentir, Transformer — et je suis là pour vous accompagner à votre rythme, dans un cadre stable et inconditionnel.
👉 Prendre rendez-vous au cabinet à Lausanne : hypnose-lausanne.online
Source d’inspiration théorique : article « La thérapie comme réducteur de complexité », publié dans Hypnose & Thérapies Brèves, Hors-Série N°18, à partir des travaux de J. Berbèze, S. de Shazer, M. White et P. Vallée.
Pour aller plus loin
- 👉 Anxiété et dépression : deux visages du même problème ? — Comprendre le lien entre l'anxiété, la dépression et le trauma relationnel
- 👉 Rumination anxieuse : sortir du cercle — Quand la pensée devient un piège — descendre en sécurité vers le corps
- 👉 Traumatisme — la page complète — Comprendre et traverser un traumatisme avec l'hypnothérapie
- 👉 Références bibliographiques — Traumatisme — Les ouvrages qui nourrissent ma pratique sur le trauma
- 👉 Sortir du figement et de la honte après un traumatisme — Pourquoi le corps se paralyse — et comment se dévictimiser en sécurité