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Hypnothérapie et relation d’aide
Comment se passe la relation d'aide avec l'hypnose ?
L’hypnose est un outil de choix pour amplifier les ressources positives à disposition de chacun, acquises selon ses expériences de vie propres, et permettre d’explorer d’autres solutions que celles que notre cerveau, « programmé pour reproduire », nous incite à utiliser.
En bref — L’hypnothérapie, ce n’est ni de l’hypnose de spectacle, ni une « magie » qui réglerait un symptôme en deux séances. C’est une pratique thérapeutique : un outil au service d’une relation. Au cabinet à Lausanne, je travaille avec l’hypnose ericksonienne, le travail avec les parties de soi (IFS), la PNL, le questionnement stratégique de Palo Alto, et les apports des neurosciences du trauma (van der Kolk, Levine, Porges). L’objectif n’est pas de « faire disparaître » un symptôme, mais d’écouter ce qu’il essaie de protéger en vous, puis d’élargir vos ressources pour qu’un autre chemin devienne possible. Trois grands axes me sont familiers : l’anxiété et les troubles anxieux, le trauma (simple ou complexe), et la dépendance affective. Avant toute séance, je propose un entretien téléphonique gratuit de 30 minutes pour clarifier votre demande, voir si on s’entend, et décider ensemble si l’on continue.
Qu’est-ce que l’hypnothérapie, et qu’est-ce qu’elle n’est pas ?
L’hypnothérapie est une pratique d’accompagnement qui utilise l’état d’hypnose — un mode de fonctionnement attentionnel ordinaire, focalisé et ouvert — pour soutenir un travail psychothérapeutique. Elle n’est pas un divertissement, pas un acte médical, pas une « technique de manipulation ». Et elle ne fonctionne pas en l’absence de votre engagement.
Soyons honnêtes : l’imaginaire collectif autour de l’hypnose est encombré. Spectacles télévisés, vieux films, méthodes « miracles » vendues sur internet. Tout cela rend la pratique réelle difficile à reconnaître. L’hypnose thérapeutique, telle que je l’exerce au cabinet, n’a rien à voir avec ces représentations. Vous ne perdez pas conscience. Vous ne perdez pas le contrôle. Vous ne ferez rien que vous ne souhaiteriez pas faire. Ce qui se passe, c’est plutôt une sorte de « rêverie attentive » — un état que vous connaissez déjà : quand vous conduisez sur l’autoroute et arrivez chez vous sans vous souvenir du trajet, quand un livre vous absorbe au point d’oublier le bruit autour, quand une musique vous transporte ailleurs.
L’hypnothérapeute n’est pas un magicien. C’est un thérapeute qui utilise cet état particulier pour aider votre cerveau à explorer d’autres chemins que ceux qu’il emprunte habituellement — et qui, parfois, vous font souffrir.
En quoi l’hypnose ericksonienne diffère-t-elle de l’hypnose de spectacle ?
L’hypnose de spectacle cherche un effet visible immédiat, par suggestion directe sur des personnes sélectionnées pour leur réceptivité. L’hypnose ericksonienne, du nom du psychiatre américain Milton H. Erickson, est exactement l’inverse : indirecte, respectueuse, personnalisée. Elle suppose que chaque personne possède déjà les ressources nécessaires à son propre changement, et que le rôle du thérapeute est de l’aider à y accéder.
Là où le spectacle impose, l’ericksonienne propose. Là où le spectacle cherche la passivité, l’ericksonienne mobilise l’agentivité du client. Là où le spectacle vise un effet de surface, l’ericksonienne accompagne un travail intérieur souvent silencieux.
Erickson disait que l’inconscient est un réservoir de ressources, pas un dépôt de symptômes à éradiquer. Cette posture change tout : on ne se bat plus contre soi-même, on accueille ce qui est là, on regarde ce que ça a essayé de protéger, et on cherche — ensemble — un chemin plus juste.
Comment se déroule une séance d’hypnothérapie au cabinet à Lausanne ?
Une séance dure environ 60 à 75 minutes. Elle commence toujours par un échange : où en êtes-vous depuis la dernière fois, qu’est-ce qui s’est ouvert, qu’est-ce qui résiste encore. Nous précisons ensuite l’intention de la séance — pas un « objectif à atteindre », plutôt une direction qui fait sens pour vous aujourd’hui.
Vient le temps de l’hypnose proprement dite. Vous restez assis ou semi-allongé, dans un fauteuil confortable. Je vous propose des mots, des images, des invitations à explorer une sensation, un souvenir, une ressource. Vous restez maître de ce qui se passe en vous. Si à un moment vous voulez vous arrêter, vous vous arrêtez. Ce n’est pas une perte de contrôle, c’est une mise en disponibilité.
Nous terminons par un temps de débrief : ce qui est venu, ce que ça évoque, ce qui pourrait s’ouvrir dans les jours qui suivent. Parfois un exercice à faire chez vous, parfois rien — juste laisser le travail décanter.
Avant la première séance, je propose un entretien téléphonique gratuit de 30 minutes. C’est l’occasion de poser vos questions, de me dire ce qui vous amène, et de sentir si la rencontre est juste pour vous. Les séances ont lieu uniquement au cabinet à Lausanne (pas de visio, pas de téléconsultation — la présence physique compte dans ce travail).
Pour quels types de difficultés l’hypnothérapie peut-elle aider ?
Au cabinet, j’accompagne principalement trois grandes familles de difficultés. L’anxiété et les troubles anxieux — anxiété généralisée, crises de panique, phobies, rumination, hypervigilance. Le trauma, simple ou complexe — états de stress post-traumatique, séquelles d’enfance difficile, dissociation, figement, honte. La dépendance affective et les blessures d’attachement — emprise, lien traumatique, peur de l’abandon, perte de soi dans la relation.
L’hypnose est aussi utile sur des symptômes plus circonscrits : sommeil, douleur chronique, deuil compliqué, blocages liés au tabac ou à un comportement répétitif. Mais derrière la plupart de ces symptômes, on retrouve souvent une histoire — une partie de soi qui essaie de protéger quelque chose. C’est ce niveau-là que je cherche à entendre, plutôt que de viser la disparition rapide du symptôme.
Si la difficulté relève du domaine médical (pathologie psychiatrique avérée, suivi pharmacologique en cours, situation de crise aiguë), je vous orienterai vers un professionnel de santé qualifié. L’hypnothérapie ne remplace pas un suivi médical ou psychiatrique : elle peut, en revanche, le compléter utilement, en accord avec votre médecin ou votre psychothérapeute.
Combien de séances faut-il prévoir ?
Honnêtement, je ne peux pas vous donner un chiffre fiable avant de vous avoir rencontré. Cela dépend de ce qui vous amène, de l’ancienneté de la difficulté, de ce que vous avez déjà travaillé ailleurs, et de la vitesse à laquelle votre cerveau et votre système nerveux acceptent de réorganiser leurs habitudes.
Voici malgré tout deux repères, à prendre avec souplesse. Sur des symptômes ciblés et récents (une phobie isolée, un blocage circonscrit, un objectif précis), un travail en 3 à 6 séances est souvent suffisant. Sur des difficultés plus enracinées — trauma complexe, dépendance affective installée depuis des années, anxiété structurelle — il faut plutôt envisager un accompagnement sur plusieurs mois, à raison d’une séance tous les 15 jours ou toutes les trois semaines.
Ce qui compte n’est pas la durée totale, c’est le mouvement intérieur. Si rien ne bouge après quelques séances, on se le dit et on ajuste. Si tout va beaucoup mieux après deux ou trois rendez-vous, on espace, voire on s’arrête. Vous restez décisionnaire à chaque étape.
Quelle place pour les parties de soi (IFS) et les neurosciences du trauma dans cette approche ?
L’hypnose seule, aujourd’hui, ne suffit plus tout à fait. Les avancées des trente dernières années sur le trauma, le système nerveux et l’attachement ont profondément renouvelé la manière dont on accompagne la souffrance psychique. Au cabinet, j’intègre deux apports majeurs à la pratique hypnothérapeutique classique.
D’abord, le travail avec les parties de soi (IFS, Internal Family Systems), développé par Richard Schwartz. L’idée est simple : nous ne sommes pas une voix unique, nous sommes habités par plusieurs « parties » — une partie inquiète, une partie qui surfonctionne, une partie blessée qui s’est cachée loin, une partie protectrice qui veille. Aucune de ces parties n’est mauvaise. Toutes ont une fonction, souvent installée très tôt pour vous protéger d’une situation que vous n’auriez pas pu traverser autrement. Le travail consiste à les accueillir, à dialoguer avec elles, et à laisser émerger ce que Schwartz appelle le Self — votre centre calme, curieux, compatissant.
Ensuite, les neurosciences du trauma. Les travaux de Bessel van der Kolk (Le corps n’oublie rien), Peter Levine (Somatic Experiencing) et Stephen Porges (théorie polyvagale) ont montré que le trauma ne se loge pas seulement dans la pensée : il se grave dans le corps, dans le système nerveux autonome, dans la posture, dans la respiration. Une approche purement cognitive ne suffit pas. C’est pour ça que l’hypnothérapie, qui passe par les sensations, les images, le corps ressenti, devient un outil particulièrement adapté pour ce type de travail.
Concrètement, ça donne une pratique hybride : l’hypnose ericksonienne pour ouvrir l’espace intérieur, le travail avec les parties pour entendre ce qui se joue, les apports somatiques pour redonner au corps sa place dans la régulation. Aucune méthode prise isolément ne fait tout. C’est leur articulation qui rend le travail vivant.
Comment savoir si l’hypnothérapie est faite pour moi ?
C’est exactement la question à poser. La meilleure réponse reste l’entretien téléphonique gratuit de 30 minutes. Avant tout suivi, je veux entendre votre histoire et vérifier que ma façon de travailler peut vraiment vous aider. Parfois, je vous oriente vers un autre professionnel — c’est aussi ça, le travail.
Quelques repères tout de même. L’hypnothérapie peut être faite pour vous si : vous êtes prêt à vous impliquer activement (pas à « subir » une thérapie passive), vous acceptez que le changement passe parfois par des chemins inattendus (votre symptôme a peut-être une intelligence à entendre avant d’être combattu), vous êtes ouvert à un travail qui mêle parole, corps, images et émotions. Elle sera moins indiquée si vous cherchez une réponse purement médicamenteuse, si vous êtes en crise aiguë (urgence psychiatrique), ou si vous attendez du thérapeute qu’il « répare » sans votre participation.
Le bon thérapeute pour vous, ce n’est pas forcément moi. C’est celui ou celle avec qui ça « clique ». L’entretien gratuit sert exactement à vérifier ça, sans engagement.
Quelle différence entre hypnothérapeute et autres professionnels de l’accompagnement ?
Le paysage de l’accompagnement psychique est dense, parfois confus, et il est légitime de vouloir y voir clair avant de s’engager. Voici quelques repères, sans jugement sur les autres approches — chacune a sa place dans une situation donnée.
Le psychiatre est un médecin spécialisé en santé mentale. Il pose des diagnostics, peut prescrire des médicaments, et accompagne souvent les pathologies psychiatriques avérées. Le psychologue et le psychothérapeute sont des professionnels formés (en Suisse, ces titres sont protégés par la LPsy) qui pratiquent diverses formes de thérapie sur de longues durées. Le coach accompagne plutôt des objectifs de performance, de transition ou de développement, sans entrer dans le travail thérapeutique profond.
L’hypnothérapeute est un praticien formé à l’hypnose et aux thérapies brèves orientées solutions, qui utilise ces outils pour accompagner un changement intérieur. Je suis hypnothérapeute — pas psychologue, pas médecin. Mes formations en hypnose ericksonienne, PNL, ACH (Jansen) et IFS me permettent d’accompagner des personnes en souffrance, mais je travaille en complément, et non en substitution, des suivis médicaux quand ils sont nécessaires. Si je sens qu’une orientation est utile, je vous le dis franchement.
Un mot enfin sur la certification. Mes formations sont reconnues par l’ASCA (Fondation suisse pour les médecines complémentaires), ce qui atteste de leur qualité pédagogique et déontologique. La cotisation à cette fondation a été arrêtée fin 2024, mais les formations restent validées. À noter : les séances d’hypnothérapie ne sont généralement pas remboursées par les assurances complémentaires en Suisse — vérifiez avec la vôtre si c’est important pour vous.
Ce que je ne promets pas (et pourquoi)
C’est étrange à dire, mais je préfère être clair là-dessus dès le départ. Je ne promets pas de « guérison » en X séances. Je ne promets pas un « déclic immédiat ». Je ne promets pas que tout symptôme disparaîtra. Ce n’est pas par modestie de façade — c’est par respect pour la complexité de ce qui se joue en vous.
Ce que je peux vous offrir, c’est un cadre. Une écoute. Une méthode rigoureuse et personnalisée. Une posture qui considère que vos symptômes ne sont pas des ennemis à abattre, mais des messagers à entendre. Un travail qui s’appuie sur ce qui marche aujourd’hui, validé par la pratique clinique et par les sciences contemporaines.
Et un engagement : si après quelques séances, je sens que mon approche ne vous convient pas, je vous le dis et je vous oriente. Votre temps, votre argent, votre confiance sont précieux. Ils méritent un travail juste.
Pour aller plus loin
Pour vous, qui consultez ou pensez à consulter
- Bessel van der Kolk, Le corps n’oublie rien (Albin Michel) — la référence sur le trauma et son inscription corporelle
- Peter Levine, Réveiller le tigre (Socrate Éditions Promarex) — sur l’approche somatique du trauma
- Richard Schwartz, Le système familial intérieur (Éditions Eyrolles) — fondamentaux de l’IFS
- Stephen Porges, La théorie polyvagale (Éditions du Rocher) — comprendre le système nerveux autonome
- Milton Erickson, L’hypnose thérapeutique (ESF) — l’œuvre du fondateur de l’hypnose moderne
Pour le professionnel
- Jay Haley, Un thérapeute hors du commun : Milton H. Erickson (Desclée de Brouwer) — étude clinique de la pratique d’Erickson
- Gabor Maté, Le mythe de la normalité (Éditions de l’Homme) — lecture systémique de la souffrance contemporaine
- Frank Anderson, Transcending Trauma (PESI Publishing) — intégration IFS et trauma complexe
Et maintenant ?
Si vous lisez ces lignes, c’est probablement qu’une question vous habite. Peut-être un mal-être que vous traînez depuis longtemps. Peut-être une intuition que le moment est venu d’essayer autre chose. Peut-être juste l’envie de comprendre.
Quoi qu’il en soit, le plus simple est encore d’en parler. Je vous propose un entretien téléphonique gratuit de 30 minutes pour poser vos questions, sans engagement. Vous me parlez de ce qui vous amène, je vous dis comment je travaille, et nous voyons ensemble si une rencontre au cabinet à Lausanne a du sens pour vous.
Vous pouvez réserver votre entretien sur OneDoc, ou m’écrire si vous préférez. Ça pèse, je sais, de faire ce premier pas. Mais vous n’avez rien à perdre à en parler — et peut-être beaucoup à gagner.
Voir aussi sur le site
- 👉 Références — Hypnose et thérapies brèves — Bibliographie thématique : Erickson, thérapie brève, hypnose contemporaine